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Point Info Grillon 

Ouvert toute l’année,
Avenue du Comtat 84600 GRILLON

Tél. 04 90 35 08 87
pijgrillon@orange.fr

 

 

Regards sur Grillon

Le territoire de GRILLON est occupé depuis la Préhistoire.
De nombreux vestiges d'habitations et de campements de cette époque ont livré de superbes outils de silex taillés, des pointes de flèches et tessons de poteries. La grotte Coutellier est un bel exemple d'habitat saisonnier de chasseurs du Néolithique provençal, il y a 6000 ans.

Le plus beau site reste pour l'instant l'hypogée préhistorique du Capitaine -le plus vaste d'Europe- Grotte sépulcrale entièrement taillée dans le safre par l'homme.
Elle contenait 150 corps inhumés avec leurs parures de perles en pierres, os et coquillages taillés, leurs outils et leurs armes (voir ASPAER à Valréas, et la reconstitution de ces sites aux salles archéologiques de valréas).
Un campement avec foyer, du Bronze final (800 av.JC.) a été trouvé aux Serrières et s'appuyait à l'abri de la falaise qu'il y avait à l'époque. Cette falaise a été exploitée en tant que carrière de l'époque romaine jusqu'au XVIII ème siècle environ.
Des traces sont encore bien visibles.

De nombreuse "villas" ainsi que des tombes à incinération et à tuiles sont autant de traces de l'occupation Gallo-Romaine du Ier siècle av JC. au VIème siècle ap JC.

Plus tard, vers le Xème siècle, le quartier des Serrières était une vaste nécropole où on été trouvées de rares tombes anthropomorphiques taillées dans le safre.
Cette nécropole bordait la voie romaine (actuel chemin des Serrières le long de la colline au Nord de la route) qui venait de Saint-Paul-Trois-Châteaux en passant par Montségur, Grillon, Valréas, Montbrison, Le Pègue et allait à Dieulefit.
Sans oublier Montagu, quartier des Combes qui fut un petit village fortifié, avec son église, son cimetière, ses habitations et qui appartenait aux Templiers au XIIème siècle et fut complètement détruit au XVème siècle.
Grillon possédait une garnison templière qui dépendait de la Commanderie de Richerenches.

Longtemps orthographié GRILHON, puisque ke Château des Comtes de Grilhon dominait au XIIème siècle le monticule qui compose à ce jour le centre du village, Grillon ne peut se définir d'une source étymologique.
Aucun document ne donne trace de ce nom.

Au temps de la Commanderie Templière de Richerenches un PONS DE GRILHON fût évêque de Saint Paul Trois Châteaux, ce qui laisse supposer une certaine puissance des Seigneurs de ce lieu.
Le plus ancien document connu sur Grillon date du 6 septembre 1172 : c'est un acte notarié par lequel Nicolas de Grilhon accorda leurs premières franchises à ses sujets.

A partir de la seconde moitié du XIIème siècles les citoyens de Grilhon, groupés en Communauté d'Habitants, eurent le privilège de gérer leurs affaires mais sous l'autorité du Seigneur.

En 1175, la famille de Grilhon en décadence fait place à trois Coseigneurs, Raymond de Montauban, Rixende sa sœur et Bertrand de Taulignan son neveu.
En 1214, Raymond de Montauban demeura seul possesseur de la Seigneurie qui passa aux Adhémar de Grignan et, en 1295, aux Dauphins puis en 1317 à l’Église Romaine.
Cette même année, étant intégrée au Comtat, Grillon doit contribuer avec les autres communes du Venaissin à l'achat de Valréas par le Pape Jean XXII.

Les premières familles de paysans, formant la population de Grillon, s'établirent aux abords du château, vivant dans une relative tranquillité.
Quand vint l'époque des brigandages et des convoitises féodales, Grillon fut enfermé dans une muraille formant une enceinte englobait le Village et la Demeure Seigneuriale. La plus grande partie de cette enceinte existe encore. Ses murs datent au moins du XIIème siècle. Du château lui-même il ne subsiste que les traces d'un donjon abattu en 1792 car il menaçait de s'écrouler.

Cependant, commençait à s'élever au pied du Vialle et des "Avenues du pays", une série de maisons constituant le Faubourg de Bise.
La seconde moitié du XIVème siècle fut très pénible aux Grillonnais. En 1386, Grillon fut attaqué par Raymond de Turenne, faroughe ennemi du Pape. Subissant les constantes incursions des "Routiers", Les Grillonnais résistèrent mais, dans l'impossibilité de cultiver à l'écart du village, souffrirent souvent de famine. 

En Octobre 1489, Grillon obtint de la Chambre Apostolique de Carpentras la concession d'un bail pour les "Combes" et les "Garrigues".

En 1506, Louis XII remit en cause les droits de souveraineté sur le village. Mais malgré ses efforts et ceux du Seigneur de Grignan, Grillon demeura assujetti au Saint Siège.
En octobre 1543 le vice légat du pape Paul III confirma aux habitants de Grillon les privilèges acquis qu'ils conservèrent jusqu’à la réunion du Comtat Venaissin à la France.

De 1350 à 1381, Grillon bénéficia de divers aménagements comme le creusement d'un canal alimenté par la Grande Fontaine pour l'irrigation et le fonctionnement d'un moulin à blé. A ce moulin, on annexa le four banal, puis, plus tard, un moulin à huile.

En 1383, le Pape Clément VII échangea Grillon contre une moitié de la ville de Montélimar, échange conclu le 24 octobre 1383. Les adhémars reprirent droits sur la seigneurie de Grillon qu'ils recédèrent en 1447 au Dauphin, futur Louis XI. Ce dernier, dès qu'il fut en possession de Grillon, et désireux de limiter l'extension du domaine pontifical, négocia la restitution de Montélimar par le Saint Siège.

Après de nombreuses tractations le Pape Nicolas V rendit sa moitié de Montélimar et reprit Grillon. Cette tractation conclue le 14 octobre 1451 astreignait le Pape Nicolas V au versement d'une indemnité de quatre mille florins au bénéfice du Dauphin.

De 1527 à 1544, Grillon obtenait jouissance des lieu dit  "Paluds" et " hermas" et des terres de la "garenne". Cet ensemble constituait les biens communaux. Au début du XVIIème siècle, la population de Grillon, groupée dans la Vialle, comptait 1100âmes. Toute la vie du village resta ainsi concentrée jusqu'au début du XVIIème siècle.

La campagne devenant de plus en plus sûre, il se produisit une évolution vers l'extérieur des murs. En 1701, le pont levis fut remplacé par un passage en maçonnerie et le Faubourg de Brie devint la Bourgade.
En 1753 le Conseil Communal fit l'acquisition de la Maison Chapuis de Tourville qui devint ainsi le premier hôtel de ville de Grillon.
En 1756, on établit le premier système d'adduction d'eau qui alimenta deux fontaines, une à la bourgade, l'autre au Quartier sous Vialle ; et en 1758, la Porte Neuve est percée et on racorde l'année suivante la rue Basse à la rue du Château, permettant la traversée du Vialle d'une porte à l'autre.

En 1778, Grillon veut avoir un beffroi. On ré-hausse la Tour de Guet de 4 mètre, on y place une horloge et le campanile.

La dernière modification apportée à l'organisation du village par l'autorité papale fut, en 1786, la suppression du Conseil Général et du Conseil Ordinaire qui sont remplacés par un conseil unique. C'était  l'acheminement vers le Conseil Municipal qui fut créé en 1790 sous l'influence du mouvement révolutionnaire.

Le 22 juin 1790, une municipalité avec un maire est instituée. M.Buey, premier consul, devint maire et c'est M. Jean-Joseph Delaye, son successeur, qui fut le premier citoyen élu maire par le Conseil Municipal.
En 1791, lors de la réunion du Comtat Venaissin à la France, Grillon va vivre une période active avec la naissance du Consulat.

De 1790 à 1900 les Grillonnais connaîtront avec les 13 maires qui se succèderont à la municipalité, tous les événements d'une période très active : le Premier Empire, La Deuxième République...

En 1906, les écoliers grillonnais inaugurent leur groupe scolaire et, dans la même année, la municipalité abandonnant l'Hôtel de Ville, s'installe avec eux.
De 1914 à 1918, de nombreux habitants du village partirent pour ne pas revenir .... l'ancien village devint peu à peu désert, ne laissant comme image de sa vie passée qu'un beffroi et un cloche...

De nos jours

La réhabilitation la plus récente a touché un groupe de maisons des XVIème et XVIIème siècles proche de la tour de l'horloge. La commune et le Conseil Général y ont entrepris la construction en 1990 de l'Institut des Polymères, organisme d'étude et d'information sur les matériaux de synthèse. L'état du bâti était tel que les deux architectes du projet, Sainte Olive et Poissonnier, ont pris le parti d'intégrer aux vestiges une architecture de métal et de verre.

La réhabilitation du site avait été commandée par la ville en 1973 à Georges-Henri Pingusson (1894-1978) dont ce fut le dernier chantier. A la demande de l'OPHLM du Vaucluse, il organisa, au revers de la partie orientale de l'enceinte préservée avec ses percements du XVIème siècle, dix-huit logements groupés en deux corps de bâtiments dont la conception rappelle son rôle passé dans le mouvement moderne : volumes simples, fenêtres horizontales, coursières dissociées des niveaux de planchers et conduisant aux appartements et à divers services. Après sa mort, c'est son équipe (Jacques Small, Philippe Alluin et Jean-Pierre Mauduit) qui acheva l'opération.

Cette première tranche, qui devait préluder à la réhabilitation complète du Vialle  dans le même esprit, voisine aujourd'hui avec des réalisations typiquement provençales.

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