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Richerenches en photos...

 

Histoire et patrimoine de Richerenches

Richerenches possède en son enceinte la clé du trésor de l'Enclave des Papes : celui des Templiers. Ne cherchez pas à creuser, à sonder les pierres de la première Commanderie de Provence érigée dès 1136, mais retrouvez plutôt la majesté des lieux, leur plénitude et remontons ensemble vers l'impuisable richesse du savoir.

Seule des quatres communes de l'Enclave dans la plaine, Richerenches est établie sur des alluvions qui continuent d'être altérés par le tracé des quatres rivièrers qui entourent le village et lui confèrent cet aspect de fraîcheur si agréable au cours de l'été.
Cette proximité de l'eau a été un des premiers atouts des propriétaires terriens car en effet si au Xème siècle fut établi un prieuré de l'ordre de Cluny sur les terres hautes apppelées "Les Vieilles", aucun village n'apparut par lui même.
Le territoire restait seulement d'exploitation comme dans les terrains plus au sud où fut constriute la Commanderie.

La Commanderie du Temple de Richerenches (Vaucluse), fondée en 1136 à l'initiative de plusieurs lignages chevalresques locaux et avec le soutien des évêques de Saint Paul Trois Châteaux et de Vaison, fut l'un des premiers établissements de cet ordre en Provence.
Dotée du statut de paroisse, la chapelle, mentionnée dès 1138, ainsi que les édifces conventuels, polarisèrent un habitat qui est à l'origine de l'actuel village.
La restauration du seul bâtiment subsistant de la Commanderie a suscité une étude préalable qui a permis de distinguer deux états médiévaux au sein d'un édifice remanié ultérieurement. Datable de 1138 au plus tôt et d'allure modeste, la construction initiale comprenait un niveau inférieur voûté et destiné aux activités agricoles, ainsi qu'un étage charpenté réservé à la résidence. A la fin du XIIème ou dans le courant du siècle suivant, le voûtement de l'étage nécessita l'adjonction de puissants contreforts entre lesquels furent jetés de grands arcs formant mâchicoulis et portant une courtine et un crénelage.
L'espace fut divisé en deux salles destinées à la résidence, dont la plus petite, à l'est, accueillit une cheminée et des arcatures aveugles.
L'embellissement de l'édifice traduit un enrichissement de la communauté, mais hormis l'usage de moellons de moyens appareil de qualité, le bâtiment conserve modestie et rudesse.

La maison fortifiée, le chevet de l'église paroissiale ou la porte occidentale de l'enceinte sont à ce jour, les seuls témoins encore en élévation de l'établissement templier qui fut à l'origine de l'agglomération villageoise de Richerenches. Celle-ci se singularise aujourd'hui par son rempart du XVIème siècle, de plan carré et doté de tours d'angle, particulièrement bien conservé. Le bâti, quant à lui, est souvent de datation plus récente et plutôt ordinaire.
Implantée au nord de l'église, la Maison Templière est une construction monumentale et fortifiée, bien conservée également, qui se développe encore sur une longueur de 32 m pour une largeur de 11m et une élévation de 11 m. Nous l'avons nommée "maison" pour souligner sa probable destination résidentielle mais le terme de "donjon" pourrait également convenir car il permet de souligner son caractère défensif affirmé.
L'édifice, classé Monument Historique depuis 1984 et longtemps désaffecté, a fait l'objet d'une campagne de restaurations en 2006-2008.
La Maison du Temple de Richerenchesfut la première fondée dans le marquisat de Provence. Ses bases furent posées par Arnaud de Bedos, un frère catalan dépêché en mission dans le Midi afin d'implanter l'institution homologuée par le Concile de Troyes (1129).
Orienté dans la région de Richerenches par Pons de Grillon, évêque de Saint Paul Trois Châteaux, il reçut d'Uc de Bourbouton, le principal seigneur du lieu et d'une dizaine d'autres familles, le site sur lequel devait s'élever la maison.
Entre fin 1136 et fin 1138, cette donation initiale fut rapidement complétée par d'autres apports gracieux dans terroirs environnants.

Uc de Bourbouton apparaît comme le véritable fondateur de la Commanderie. En incitant les familles locales insérées dans le réseau d'alliance tissé par son propre lignage à donner leurs biens, il réussit à parachever entre les mains des Templiers le rassemblement d'un domaine morcelé par les coségneuries et la fragmentations des alleux. Devenu frère dès 1138, il prit la tête de la Maison entre 1145 et 1151 - une attitude dénotant encore une logique pré-grégorienne.
En 1151, à l'approche de la mort, il prit soin de récapituler l'ensemble de ses donations (Ripert - Monclar 1907, n°187).
Il s'agissait là de l'ultime étape d'une oeuvre mémorielle liant le lignage de Bourbouton à la fondation de Richerenches.
A la suppression de l'Ordre du Temple, ses biens à Richerenches, ne demeurent pas longtemps entre les mains des Hospitaliers mais furent récupérés par le Saint Siège (en Avignon) dès 1317.
Richerenches fut dévasté par les brigants à la solde de Raymond de Turenne qui ruinèrent la région au XIVème siècle, le village était totalement abandonné, il fut acheté en 1476 par le cardinal Julien de la Rovaire qui le céda au collège de Roure.
En 1502, celui-ci passa avec quelques familles un acte d'habitation, celles-ci ont reconstruit le village.
Le bourg a été construit pendant tout le XVIème siècle, en suivant le tracé ancien et garde ainsi l'aspect carré et fortifié d'un monobloc facile à défendre, témoignage rare de l'urbanisme du moyen-âge : l'enceinte forme un carré de 80 m de côté cantonné de tours rondes. La porte principale est surélevée en 1747 par une tour pour permettre l'installation de l'horloge publique et c'est à partir de 1765 que commencent les aménagements des terrains extérieurs au village. Les cours sont plantés de mûriers et de platanes.

L'église actuelle fut reconstruite en 1840-44, l'intérieur fut entièrement restauré en 1994.

Richerenches garde encore aujourd'hui ces paysages travaillés par l'homme qui au fil des siècles, commença par assécher les marais, utilisa ces terres riches pour l'élevage et le pâturage.
La Commanderie était le premier haras de France et fournissait les chevaux pour les croisades. Il était incomparable pour ceux qui est des destriers  ayant la taille et la force recherchées pour soutenir le poids des armes du chevalier et de la rudesse des chocs. Des élevages de moutons permettaient de produire la laine destinée au tissage des blancs manteaux des chevaliers. La production de légumes (lentilles, salades, courges, choux et fèves) assurait l'alimentation au quotidien. Des céréales (blé, orge, avoine et seigle), aussi faciles à transporter et à monnayer, étaient cultivées.

Un cheminenent signalétique à travers les vestiges rappelle l'épopée des moines soldats et conduit de la Porte fortifiée à la Maison Templière.

La Tuber Melanosporum, joyau de la gastronomie, a trouvé à Richerenches son fief.
Les trufficulteurs dont le savoir est né de l'observation, de la patience et du bon sens, entourent le développement du diamant noir de l'amour et du respect dû à son rang.

Les coutumes ancestrales sont toujours vivaces. Culture, récolte et négoce de la truffe perpétuent la tradition.
"Les rassaire" viennet tous les samedis matins, de novembre à mars, au marché. N'accourrez pas appareils photos en main, vous ne verrez rien, n'entendrez rien, mais un arôme suave persistant, flottant dans l'air viendra vous chatouiller les narines. A la dérobée, vous suivrez le mouvement des mains calleuses qui extrairont d'un sac une petite boule noire et granuleuse recouverte par endroits d'encore un peu de terre grasse.

Vous garderez le sentiment d'une initiation et d'une communion avec la nature transmise de génération en génération. Et comme en Provence, tout finit par une messe et des "retrouvailles", l'apothéose a lieu dans l'église de Richerenches pour la Saint Antoine, le 3ème dimanche de janvier, en présence des membres de la truffe noire, cape noire, en sautoir, le ruban jaune au centre duquel sont rapportés deux liserés noirs avec évidemment la médaille de "l'ordre confrère du Diamant noir".

Lors de cette messe exceptionnelle, les panières ne se remplissent pas de monnaie mais de truffes, offrande faite comme pour assurer les bonnes grâces du ciel pour les prochaines récoltes. La pesée et la vente aux enchères publiques donnent lieu à un nouveau cérémonial.
Chacun peut y acquérir ses truffes tout en participant à cet élan spontané du village qui offre ainsi à sa paroisse la possibilité de continuer à rénover son église et à subvenir aux besoins quotidiens.

La vie se déroule paisiblement au rythme des saisons, au fil des ans et c'est toujours avec passion que les Richerenchois vous parlent de leurs vieilles pierres et les font revivre sous une multitude de couleurs le premier dimanche de mai, lors de la manifique fête des Fleurs.
Le village entier se couvre de guirlandes, de couronnes, tapi sous toute les couleurs et senteurs au gré de l'inspiration de ses dévoués habitants. Les enfants des écoles, les associations, les particuliers, tous rivalisent de génie pour marier à merveille la pierre et la fleur.


 

 

  

 

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